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Parking d’une résidence neuve : Comment optimiser les places grâce à l’autopartage ?

6 min de lecture

Comment optimiser le parking d'une résidence neuve grâce à l'autopartage ? Réduction des places, dimensionnement de la flotte et recharge électrique.

Parking d’une résidence neuve : Comment optimiser les places grâce à l’autopartage ?

Pour un promoteur, le nombre de places de parking à prévoir dans un programme immobilier n’est pas déterminé de manière aléatoire : il répond aux règles d’urbanisme applicables au projet, fixées notamment par le PLU ou le PLUi de la collectivité. L’autopartage peut toutefois compléter le stationnement résidentiel et limiter la dépendance à la voiture individuelle. À condition d’être bien dimensionné.

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Pourquoi repenser le parking résidentiel ?

Dans un programme immobilier neuf, chaque place de parking présente un coût et consomme de l’espace. Et le sujet devient encore plus sensible lorsqu’il s’agit de créer un ou plusieurs niveaux souterrains.

Le nombre de places à prévoir dans le cadre du permis de construire dépend d’abord des règles de stationnement fixées par le document d’urbanisme, notamment le PLU ou le PLUi. Celles-ci peuvent notamment prévoir un ratio de places par logement, variable selon les collectivités, les secteurs et la nature de l’opération.

Le couple parking résidence neuve-autopartage offre néanmoins une autre approche : partir du besoin de mobilité plutôt que de considérer qu’à chaque besoin doit nécessairement correspondre une voiture individuelle stationnée dans l’immeuble.

L’enjeu n’est évidemment pas de supprimer le parking, mais de déterminer, dans le respect des règles d’urbanisme applicables, quelle quantité de stationnement est réellement nécessaire, et quelle partie des besoins peut être satisfaite autrement.

Quel rôle pour l’autopartage ?

L’autopartage permet à plusieurs résidents d’utiliser successivement le même véhicule. Celui-ci reste stationné sur un emplacement identifié de la résidence et peut être réservé lorsque le besoin se présente.

Cette organisation répond notamment aux déplacements pour lesquels les transports collectifs ou le vélo ne suffisent pas : par exemple, des courses importantes, une sortie familiale, un rendez-vous éloigné ou un déplacement dans une zone mal desservie.

Attention, toutefois : une voiture partagée n’équivaut pas mécaniquement à plusieurs places supprimées. De fait, le Code de l’urbanisme introduit bien un levier spécifique : depuis novembre 2025, l'article L.151-31 prévoit que, lorsqu’un règlement impose la réalisation d’aires de stationnement, cette obligation est réduite d’au moins 30%, notamment en contrepartie de la mise à disposition de véhicules propres en autopartage.

Mais cette réduction ne doit pas être présentée comme une baisse automatique applicable indistinctement à toutes les résidences. Il s’agit d’abord de vérifier la norme de stationnement applicable au projet et la manière dont le dispositif d’autopartage répond aux conditions du texte.

Mutualiser les usages du stationnement

Le véritable changement consiste donc à passer d’une logique dans laquelle chaque voiture possède son emplacement à une autre dans laquelle un même véhicule répond successivement aux besoins de plusieurs ménages. En clair, il ne s’agit pas de supprimer un besoin, mais d’utiliser plus efficacement un équipement qui - sans cette solution - risquerait d’être immobilisé une grande partie du temps.

Cette mutualisation doit toutefois rester pratique. Normal : si la voiture partagée se trouve au fond d’un parking complexe, derrière plusieurs portes et sans signalétique claire, son usage a toutes chances de rester marginal. À l’inverse, un emplacement rapidement identifiable et facilement accessible facilitera son adoption.

Comment dimensionner les véhicules ?

Aucune règle universelle n’existe. Et pour cause : une résidence de 100 logements située près d’une gare ne présentera évidemment pas le même profil qu’une opération de taille identique implantée en périphérie d’une petite ville.

Dans tous les cas, le dimensionnement doit tenir compte :

  • du nombre de logements

  • de leur typologie

  • du profil probable des habitants

  • du taux de motorisation local

  • de la desserte en transports collectifs

  • des services accessibles à pied ou à vélo.

Il faut aussi déterminer le type de véhicules. Une citadine peut couvrir de nombreux trajets urbains, mais une résidence accueillant beaucoup de familles peut nécessiter un modèle offrant davantage de places ou de volume.

Enfin, le parc ne doit pas être figé. Concrètement, une forte fréquence de réservations non satisfaites pourra conduire à ajouter un véhicule quand une utilisation trop faible justifiera une adaptation.

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Autopartage et recharge électrique

Même s'il n’est pas nécessaire de prévoir systématiquement une borne de recharge destinée à chaque véhicule d’autopartage, une évidence s'impose : si les véhicules partagés sont électriques ou hybrides rechargeables, leur recharge doit bien évidemment être intégrée à la conception du service : emplacement, puissance disponible, cheminement des câbles, accès au tableau électrique ou encore possibilité de pilotage de la recharge.

Bon à savoir : Pour les parcs de plus de dix places situés dans un bâtiment résidentiel neuf ou le jouxtant, le Code de la construction et de l’habitation prévoit que la totalité des emplacements soit prééquipée afin de permettre ultérieurement la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Ceci, avec un décompte individualisé des consommations. Cette obligation de pré-équipement est indépendante du choix de mettre en place un service d’autopartage.

Les points à étudier dès la conception

Il s’agit, le plus tôt possible, de déterminer :

1. la norme de stationnement applicable

2. le nombre d’emplacements finalement retenu

3. la place des véhicules partagés

4. l’infrastructure électrique éventuellement nécessaire et le prééquipement réglementaire du parking

5. les circulations piétonnes et la visibilité du service.

Il faut également anticiper son exploitation future, donc pouvoir répondre aux questions suivantes :

  • Qui fournit les voitures ?
  • Qui les entretient ?
  • Qui gère l’assurance, les réservations, les incidents et l’assistance aux résidents ?
  • Comment le service évolue-t-il après le transfert à la copropriété ?

Autrement dit, optimiser le parking ne consiste pas uniquement à compter moins de cases sur un plan, mais de concevoir simultanément stationnement, mobilité et exploitation future.

FAQ - Comment optimiser les places grâce à l’autopartage dans une résidence neuve?

L’autopartage réduit-il le besoin en places de parking ?

Oui, mais… Le Code de l’urbanisme prévoit, dans les conditions de l’article L.151-31, une réduction d’au moins 30% de l’obligation réglementaire de stationnement. Cela ne signifie toutefois pas qu’une baisse de 30% s’applique automatiquement à n’importe quel programme.

Combien de places prévoir ?

Le nombre de places à réaliser est d’abord déterminé par les règles du document d’urbanisme applicable au projet. Pour les logements, celui-ci peut notamment fixer un ratio de places par logement, variable selon les collectivités et les secteurs. Il faut ensuite vérifier si le projet peut bénéficier des dispositifs permettant de réduire cette obligation, notamment en contrepartie de véhicules propres en autopartage.

Où installer les véhicules partagés ?

Sur des emplacements faciles à identifier et à rejoindre depuis les accès piétons de la résidence. Lorsque des véhicules électriques ou hybrides rechargeables sont retenus, leur localisation doit également faciliter leur recharge.

Faut-il prévoir des bornes de recharge ?

Pas nécessairement, même si - dans les parkings de plus de dix places des bâtiments résidentiels neufs ou les jouxtant - la totalité des emplacements doit être prééquipée conformément au Code de la construction et de l’habitation. Toutefois, prééquiper un emplacement ne signifie pas qu’une borne doit immédiatement y être installée.

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